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Féminisme et mariage font-ils bon ménage ?

Concilier ses rôles de professionnelle, d’épouse et parfois de mère peux s’avérer un casse-tête pour une chrétienne aux ambitions égalitaires. Quelques conseils.
Rhoda Bangerter

«Non, ce n’est pas juste, lorsqu’une femme a des ambitions de carrière et qu’elle veut utiliser à fond ses talents pour Dieu, qu’elle ne puisse pas le faire», concède Wilf Gasser, psychiatre, pasteur et conseiller conjugal en Suisse. Avec sa femme Krista, ils sont les parents de trois filles aujourd’hui adultes. Il propose plusieurs pistes:

Discuter avant le mariage: Clarifier, avant son mariage, les opinions de son futur époux sur la place de la femme est indispensable. «Cela n’est pas une garantie que votre mari s’y tiendra une fois marié, mais c’est une étape essentielle de préparation avant les grandes décisions à prendre une fois marié», conseille Wilf Gasser.

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Ne pas forcer son envol: Parfois, mieux vaut attendre, si l’on a une famille, que les enfants soient grands pour prendre son envol. Si les époux ne sont pas en accord par rapport aux rôles de l’épouse en dehors du foyer, il n’est pas conseillé de forcer la chose, d’après Wilf Gasser. Attendre ne veut cependant pas dire «ne rien faire»: «Toute femme a des occasions de développer ses dons, même si celles-ci sont à plus petite échelle. Les saisir maintenant permet de construire pour l’avenir.»

Renforcer sa relation de couple: D’après le psychiatre, communiquer avant que les situations ne deviennent émotionnelles est nécessaire, car il est rare qu’un couple se sépare uniquement à cause d’une divergence de vues quant au rôle de la femme. Considérez toute votre relation. Discutez votre manière de prendre des décisions et de communiquer. Construisez une relation mutuelle. «Les sentiments d’inégalité ne viennent pas d’un coup; ils prennent souvent de l’ampleur au fur et à mesure des années et sur une diversité de thèmes.»

Chercher ensemble la volonté de Dieu: Face à une promotion offerte à l’épouse qui la sortirait peut-être d’un rôle «traditionnel» ou qui changerait l’ordre établi depuis un certain temps, le psychiatre recommande que les deux partenaires soient en accord sur le type de service auquel Dieu les appelle. Wilf Gasser déconseille vivement à l’épouse, par exemple, de dire à son mari: «Dieu m’a confirmé que c’est le bon travail pour moi» si le mari n’a pas le sentiment d’avoir également entendu la voix de Dieu. «Cela vaut aussi dans l’autre sens», s’empresse de clarifier le psychiatre. «Le mari non plus ne peut pas imposer sa décision sur sa femme sous prétexte de suivre la volonté de Dieu.»

Se préparer à la venue d’un enfant: La venue d’un enfant chamboule souvent le quotidien. «Chaque couple réagira différemment à la venue d’un nouveau-né, mais ils passent presque tous par une phase d’ajustement», souligne le conseiller conjugal. «Discutez à l’avance des nouveaux rôles et suivez un cours pour vous préparer aux changements à venir, tant physiques que concernant la place de chacun», encourage-t-il. Si vous n’arrivez pas à trouver un terrain d’entente, cherchez de l’aide. Le psychiatre conseille fortement de demander à un couple qui a vécu votre situation de vous accompagner, surtout si l’épouse veut poursuivre sa carrière. Rhoda Bangerter.

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