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Kidnappée, elle parvient à se libérer!

© Compassion
A 12 ans, elle échappe à ses ravisseurs pour fuir un mariage forcé. L’histoire vraie de Yerosen, concerne des millions d’enfants dans le monde.
Iris Jaegle

Elle frissonne chaque fois qu’elle se souvient de ce dernier jeudi de mai 2020 et les larmes lui montent aux yeux. Yerosen a beau essayer d’oublier les trois mois qu’elle a passés entre les mains de son ravisseur, le cauchemar la hante encore.

Un enlèvement organisé

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En grandissant dans un village rural éthiopien, Yerosen entendait des histoires de jeunes filles enle- vées et forcées d’épouser des hommes beau- coup plus âgés. La coutume du mariage par enlèvement est illégale en Ethiopie, mais elle est encore pratiquée dans certaines régions du pays, y compris dans sa ville rurale. Yerosen réalise qu’elle en est une nouvelle victime lorsque la femme
lui ayant proposé de l’emmener en ville tourne soudain sur un chemin de terre qui disparait dans la forêt profonde. La femme menace de la tuer si elle appelle à l’aide.

Rencontre avec son « mari »

Plus tard dans la nuit, Yerosen se retrouve face à l’homme qui avait organisé son enlèvement avec l’aide de sa propre sœur. Parfaitement inconnu, il est de vingt-trois ans son aîné. Bien que terrifiée, Yerosen décide de se défendre du mieux qu’elle peut. Chaque fois que son ravisseur s’approche d’elle, elle lui montre le petit couteau ramassé à la sauvette dans la maison. Elle menace de crier et de le bles- ser s’il tente quoi que ce soit. Il bat chaque fois en retraite. Mais Yerosen ne peut pas dormir. Chaque nuit, elle s’assoit près de la porte, le couteau à la main, prête à crier.

L’onde de choc

Depuis l’âge de six ans, Yerosen est une enfant parrainée à travers Compas- sion (en France, le SEL). Le lendemain de sa disparition, le directeur du centre de développement de l’enfant est contacté. « C’est le pire appel que j’aie jamais reçu », déclare-t-il. « J’étais furieux qu’un tel crime puisse être commis contre l’un de nos enfants. Je me suis jurer suis juré de faire tout mon possible pour retrou- ver Yerosen et pour m’assurer que justice soit faite.»

La mobilisation

Les responsables de l’Eglise dont dépend le centre de développement de l’enfant, les moniteurs de l’école du dimanche et les bénévoles se réunissent pour supplier Dieu de leur ramener une Yerosen saine et sauve. Alertées, la police et les forces spéciales s’im- pliquent dans la recherche des ravisseurs. Grâce à une communication fréquente avec le facilitateur de programme et le spécialiste de la protection de l’en- fance du bureau de Compassion Ethiopie, le direc- teur du centre de développement réussit à prendre des mesures stratégiques pour retrouver la jeune fille.

Enfin libre

La persévérance finit par porter ses fruits. Un jour, le responsable du centre reçoit un appel télépho- nique. C’est Yerosen. Elle avait échappé à ses ravis- seurs et était cachée. Trois mois s’étaient écoulés depuis son enlèvement. Rapidement, le personnel de Compassion s’orga- nise pour envoyer Yerosen vivre dans une famille d’accueil dans la capitale, Addis Abeba. Avec un seul objectif: que ses ravisseurs n’essaient pas de la reprendre. Yerosen est maintenant en sécurité et heureuse de vivre avec sa nouvelle famille.

Un enseignement précieux

« Une nuit, je me suis souvenue que notre monitrice d’école du dimanche nous avait dit de prier si nous nous trouvions en danger. Lors de ma captivité, j’ai prié Dieu de me délivrer de mon ravisseur, de me laisser retourner dans ma famille et de faire en sorte que celle-ci ne me fasse plus de mal. Je priais tous les jours et j’y croyais de tout mon cœur », se souvient- elle. Et de conclure: « Dieu a entendu ma prière. »

A savoir sur le mariage des enfants :

  • 90% des femmes qui accouchent dans les pays en voie de développement sont des adolescentes déjà mariées (Fonds des Nations Unies pour la Population 2014).
  • Le mariage d’enfants concerne aussi bien les filles que les garçons, bien que le phénomène soit nettement plus important chez les filles.
  • Le risque de maltraitance et de pauvreté augmente avec ce type de mariage.
  • Les grossesses précoces sont fré- quentes, et les risques de complica- tions sont aggravés aussi bien pour la mère que pour l’enfant.
  • Le meilleur moyen pour arrêter ce phénomène est l’émancipation des jeunes filles par la prévention, la sco- larisation et le parrainage d’enfants

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