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Les médicaments: amis ou ennemis?

© Alliance Presse
Interview de Martine Tanner, médecin généraliste.
Sandrine Roulet

Certaines personnes prennent un médicament lorsqu’elles sentent un début de mal de gorge. D’autres attendent d’avoir vraiment mal pour s’auto-médicamenter. D’où viennent ces différences ?
Effectivement, on rencontre des gens qui prennent constamment des médicaments et d’autres qui les évitent. Certaines personnes préfèrent prendre un médicament que de se questionner sur leur mode de vie. Par exemple, une manière d’approcher le problème du diabète chez une personne obèse est de revoir son style de vie (alimentation, exercices).
Parmi ceux qui ne veulent pas en prendre, j’entends souvent cette croyance erronée : leur corps va s’habituer et le médicament ne va plus agir. Cela peut arriver si l’on prend tous les jours du Dafalgan pour des maux de tête. Mais ce n’est pas le cas pour un médicament contre le diabète ou l’hypertension. Il n’y a pas d’accoutumance. Autre cas de figure, une personne qui prend un anti-dépresseur sur une longue durée peut avoir l’impression que son efficacité diminue, mais en fait c’est elle qui ne se souvient plus de son état de départ.
On trouve aussi un certain public qui estime que les médicaments sont dangereux car « non-naturels ». Ces personnes se tournent généralement vers des médecines parallèles. On pourrait également évoquer des questions d’éducation…

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