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Dieu, celui qui donne

Dieu ne nous demande jamais de faire ce qu’il n’a pas fait lui-même. Quelques rappels bienfaisants.
Geneviève Radloff

La course frénétique pour le cadeau parfait reprend chaque année. Les publicités regorgent de produits plus grands, plus beaux, plus performants. Mais quel rapport avec cette fête unique?

A Noël, Dieu nous donne… Dieu. Le bébé couché dans la mangeoire, c’est Dieu. Il abandonne le Ciel qui ne peut le contenir pour habiter le corps d’une vierge. Le Donateur devient le Don.

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Le don de l’accueil

A une époque où la lignée familiale compte plus que la ligne de crédit, Jésus naît. Sa venue est prédite par le prophète Esaïe. Sa généalogie comporte plusieurs hommes bien imparfaits, ainsi que quelques femmes méprisées et autrement insignifiantes. Pourtant, le Christ choisit de s’identifier avec ces gens, il les prend pour les siens.

Il fait la même chose aujourd’hui. Il accueille celles et ceux qui sont blessés, perdus et épuisés pour sa famille. Il les greffe dans sa lignée et son cœur et leur donne son nom. Y a-t-il don plus grand?

Le don du cœur de Dieu

Nous lisons qu’avant le déluge, Dieu « fut affligé dans son cœur ». Oui, il a un cœur, et ce qui nous fait mal lui fait mal. Il nous assure que, même si une mère devait oublier son enfant, lui ne nous oublierait jamais. Dieu choisit de souffrir avec nous. Comment se fait-il que nous bénéficiions de ce don de la faveur de Dieu?

Dieu accroche son cœur au nôtre. Là où d’autres croyances s’efforcent de sortir leurs fidèles de ce monde pour les transporter vers le ciel, le Ciel descend et le Christ vient dans ce monde. Pour souffrir avec nous. Nous recevons sa faveur, simplement parce que Christ ressent de la douleur. Nous n’avons aucune échelle à gravir parce que le Christ est descendu nous chercher. Il donne… et donne encore.

Les dons du quotidien

Le donateur le plus généreux qui soit est notre Père céleste. Il offre constamment à ses enfants ingrats des cadeaux qu’ils ne méritent pas. Même ceux qui le rejettent, le méprisent, voire ses ennemis, sont les récipiendaires de sa bonté.

Le Christ, qui a créé toutes choses, nous donne le soleil, la lune et les étoiles, la terre sous nos pieds et le ciel au-dessus de nous. L’air que nous respirons vient de lui. Alors que nous étions insatisfaits et que nous aspirions à autre chose, il est venu et il s’est donné lui-même. Nous suffit-il?

Les dons malgré l’ingratitude

Dans la routine et les occupations de nos jours, il nous arrive d’ignorer ce qui vient de sa main. Quand nous tenons un agenda pour Dieu, nous sommes incapables de reconnaître ses dons. A l’instar de Naomi, revenue à Bethléhem, aveuglée par son amertume et accompagnée de sa belle-fille Ruth, qui a tout quitté pour elle. Celle-ci déclare: J’étais dans l’abondance à mon départ, et l’Eternel me ramène les mains vides (!).

Dieu merci, notre manque de reconnaissance ne change rien à sa générosité. Il continue de donner et, si sa main n’est pas toujours visible, c’est que ses dons sont en préparation et apparaîtront là où nous les attendons le moins.

Le don de sa présence

Lorsque nous découvrons notre valeur dans le don du Christ, nous nous savons aimées, portées, en sécurité. Christ est venu dans ce monde pour nous – et nous sommes venues dans ce monde pour lui. Nous qui avons tout reçu, nous sommes libres de donner, car toute notre joie et notre richesse se trouvent en Jésus-Christ.

Le plus grand don de Dieu, c’est sa présence en nous.

Le plus grand des dons de Dieu, c’est sa présence en nous. Nous n’avons besoin de rien d’autre, car le cœur de Christ est rempli de dons. La présence du Christ nous donne la force de nous lever le matin et la force de nous relever lorsque nous tombons. Elle nous donne sa joie, sa patience, son amour, et le pouvoir de pardonner à nos proches. Recevoir le don de sa présence nous permet de nous offrir à notre tour ; nous aimons parce qu’il a aimé le premier.

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