Skip to content

Trois pionnières du féminisme.

De tout temps, des femmes se sont distinguées par leur courage et leur persévérance. Trois portraits.
Rachel Gamper

Rebecca Protten – Une esclave à l’origine de la première Eglise noire des Amériques.

Rebecca n’a que 6 ans lorsqu’elle est kidnappée et vendue comme esclave sur l’île de Saint Thomas. Fait très inhabituel, les planteurs chez qui cette enfant métisse atterrit lui apprennent à lire et l’affranchissent dès l’âge de 12 ans. Domestique salariée, elle prend la tête de toute la maisonnée.

Publicité

C’est à l’âge de 18 ans, avec l’arrivée de missionnaires de l’Eglise morave (inspirée par le réformateur Jean Hus au 15è siècle), que Rebecca comprend enfin l’Evangile qu’elle cherchait en lisant la Bible. Enthousiaste, elle poursuit son travail de domestique tout en se rendant dans les plantations pour annoncer le message du salut aux esclaves. Organisée, elle met en place des cours d’alphabétisation et des groupes bibliques.

Les planteurs, furieux, finissent par emprisonner Rebecca et son mari blanc (morave). Les deux refusent d’abandonner leur foi. Verdict: lui doit être banni et elle, revendue comme esclave. L’arrivée inopinée du Conte de Zinzendorf leur évite l’application des peines.

Rebecca perd son mari quelques mois plus tard en route pour l’Allemagne. Là, elle trouve sa place dans la communauté morave, où elle finit par occuper un poste à responsabilité, y compris au niveau de l’enseignement biblique. Une première pour une femme de couleur. Avec son second mari, elle se rend au Ghana actuel où ils créent une école et annoncent l’Evangile aux esclaves en partance pour les Caraïbes.

Ainsi, cette ancienne esclave servira son Seigneur aux trois pôles du commerce triangulaire avant de s’éteindre en 1780, peu avant la Révolution française, âgée de 62 ans. Rachel Gamper.

Une complémentarité spirituelle?

Que dit la Bible de la complémentarité homme-femme? Comment la développer dans nos Églises? Entretien avec Mary Cotes, pasteure baptiste et auteure de Quand les femmes se mettent à l’œuvre (éd. Farel).

Publicité