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Mes relations avec des personnes difficiles sont-elles vouées à l’échec?

© Istockphoto
Qui n’a jamais côtoyé de personne au caractère difficile? Que ce soit un membre de la famille, un collègue ou un client, nous avons toutes dans notre entourage cette personne qu’il est parfois difficile d’aimer. Alors, comment faire?
Charlotte Moulin

Des bases saines

Adopter la bonne posture peut nous aider à éviter les sentiments négatifs que nous pouvons ressentir en côtoyant une personnalité difficile. Ainsi, Anne, ingénieure en informatique, explique qu’elle ne s’est jamais sentie blessée dans ses échanges avec Laure, jeune femme en fauteuil très exigeante dont elle s’occupait. «C’est parce que j’étais dans l’optique de donner et non de recevoir que je n’étais pas touchée dans mon affect», explique-t-elle. Considérer la relation comme un travail d’amour qui n’aura pas de réciproque évite un investissement trop émotionnel et endigue des attentes qui ne seront sûrement jamais comblées. «Ça permet un certain détachement, sans pour autant dévaloriser la personne en face», poursuit la jeune trentenaire.

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La culpabilité, source de motivation

Mais que faire si un sentiment de culpabilité nous empêche d’atteindre ce détachement émotionnel? «La culpabilité découle le plus souvent d’une injonction non tenue», indique Jean-Pierre Kasemierczak, praticien en relation d’aide chrétien. «Il faut distinguer la pertinence de l’injonction à laquelle on répond». Est-ce par pression sociale ou parentale? Ma motivation est-elle fondée et juste? Est-ce que Dieu me demande de m’investir dans cette relation d’aide ou est-ce autre chose en moi-même qui m’y oblige? En outre, nous ne sommes pas tous en mesure de recevoir les confidences et les douleurs des personnes en souffrance, souligne le conseiller.

Des limites à ne pas dépasser

«Jésus lui-même a gardé ses distances avec les pharisiens, les gens imbus d’eux-mêmes ou encore les orgueilleux», poursuit Jean-Pierre Kasemierczak.
Selon Sylvia, femme de pasteur d’une soixantaine d’années, il ne faut pas hésiter à mettre fin aux situations qui ne respectent pas certaines limites. « Limites dans le temps dont nous disposons, limites dans la négativité et dans la gravité des critiques exprimées par la personne, entre autres. Dieu ne nous appelle pas à demeurer dans une situation d’abus, d’injustice ou de négativité». Elle nous donne ce petit conseil: «Si la personne en question a tendance à abuser de votre temps, allez la voir chez elle plutôt que de l’accueillir chez vous. Comme ça, vous pourrez partir quand vous le souhaitez.»

Anne souligne par ailleurs que le fait de ne pas tout accepter est susceptible d’aider la personne en question. Lorsqu’elle l’a fait avec Laure, elle a constaté que celle-ci progressait dans ses autres relations car elle comprenait davantage pourquoi certains la fuyaient.

Une aide professionnelle

Certaines souffrances qui impactent la relation avec les autres au quotidien ne peuvent être soulagées que par l’intervention d’une personne formée. Quoi qu’il arrive, Jean-Pierre Kasemierczak nous incite à bien prendre conscience de notre incapacité à sauver l’autre». Si nous croyons pouvoir tout endurer, notre moral en sera affecté et cela aura un impact direct sur notre foi.

Si la relation est parvenue à une impasse, qu’il n’y a pas de progrès et que la personne refuse toute aide, il faut légitimement se demander s’il n’est pas temps de mettre de la distance. Il est possible d’aimer une personne sans la côtoyer. Nous pouvons prier pour elle fidèlement, car Dieu n’est-il pas le plus grand des médecins?

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