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Mes petites poussières

La chronique PersonnElle
Audrey Teinturier

A la mi-mars, les voitures de plusieurs régions en France ont été recouvertes d’une épaisse poussière rouge venant du Sahara. Je ne suis pas une maniaque de la propreté, mais l’état de ma voiture à ce moment-là me faisait honte. Malheureusement, il a fallu attendre plusieurs jours pour que la poussière passe. Seule consolation, le sable voyageur n’avait épargné aucun véhicule qui dormait dehors.

Puis, le jour du lavage est enfin arrivé. La queue aux rouleaux était longue, nous étions nombreux à vouloir récupérer des voitures propres. Heureusement, quelques minutes d’eau et de savon ont suffi à tout éliminer. A l’extérieur, ma voiture était comme neuve, mais quand je suis rentrée dedans, quel contraste! Soudainement, mes yeux voyaient les toutes petites saletés accumulées auxquelles je m’étais habituée. «Il va peut-être falloir aussi s’atteler à nettoyer l’intérieur», me suis-je dis.

Cela m’a fait penser à mon être intérieur. Finalement, je suis un peu comme ma voiture. Je m’occupe plus facilement de l’extérieur que de l’intérieur. Et si je ne prends pas soin tous les jours de mon cœur et de mon esprit, je m’habitue à la «poussière» qui s’y accumule, et je n’y fais même plus attention.

Pourtant, combien il est nécessaire, dans le secret de ma chambre (Mat. 6, 6), de laisser sa Parole, son Esprit et le temps œuvrer, révéler, nettoyer quotidiennement ce qui doit l’être; chasser les poussières «de colère, d’animosité, de méchanceté, etc.» (Eph. 4,31).

Et contrairement à nos véhicules, un nettoyage intérieur du cœur se verra à l’extérieur.

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