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Donner selon ses ressources

Céline, 28 ans, sert Dieu dans une organisation chrétienne quand elle fait un Arrêt Vasculaire Cérébral (AVC). Elle est stoppée net dans ses activités et vit une longue période de convalescence. L’occasion pour elle de réfléchir à ce que veut dire « donner » à Dieu.
Nadia Léchot

« Donner à Dieu, c’est d’abord lui donner notre cœur tout entier, lui être consacré », explique Céline, « c’est l’aimer avant tout ». Cet amour peut s’exprimer de différentes manières. S’inspirant du livre de Gary Chapman Les langages de l’amour (éd. Farel), Céline évoque plusieurs façons de donner à Dieu.

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En effet, on peut offrir à Dieu des paroles valorisantes par la louange, l’adoration. On peut vivre avec lui des temps de qualité, en se tenant dans sa présence, en étant simplement « avec lui ». On peut donner par les services rendus – « ça, c’est plus l’action », précise-t-elle – « le service à l’Eglise, aux autres chrétiens ou l’évangélisation. » Les cadeaux peuvent se référer à l’argent qu’on donne à Dieu. Le toucher physique, c’est laisser « Dieu, notre Père céleste, toucher notre âme et lui apporter sécurité, consolation, guérison ».

Donner selon ses ressources

Il existe donc de nombreuses manières de donner et de manifester notre amour pour Dieu. « Nous n’avons pas les mêmes ressources, selon la saison de vie dans laquelle nous nous trouvons », remarque Céline. Mais peu importe les circonstances et la manière de l’exprimer, « nous pouvons toujours montrer à Dieu que nous voulons lui être consacrées et lui donner notre vie ».

Donner après un AVC

« Pendant la période de convalescence post-AVC, au début j’étais tellement épuisée que je ne pouvais même pas lire ma Bible », raconte-t-elle, « mais je pouvais être dans la présence de Dieu, lui parler, méditer sur qui il est, sur ma vie ». Elle explique avoir découvert dans cette période ce que signifie « être dans la présence de Dieu, sans horaire, sans demande particulière ». « J’étais en paix dans les bras de mon Père céleste et je savais que j’étais en sécurité », malgré les épreuves.

Donner durant la convalescence

Après quelques mois, elle va mieux, mais elle ne peut toujours pas travailler, « faire ». Elle a besoin de repos. « J’ai appris à vivre chaque jour comme un don de Dieu et à me demander comment je pouvais lui donner chacune de mes journées: apprécier et prendre soin des fleurs sur ma fenêtre, savourer un repas et remercier Dieu pour cela, passer du temps à lire sa Parole et lui demander de m’enseigner, écouter des chants de louange. »

Céline a décidé également de « choisir la vie, chaque jour, quelles que soient les circonstances ». Choisir la vie, ce qui plaît à Dieu, ce qui l’honore, peut nous coûter, souligne-t-elle, mais « le plus grand don que l’on puisse faire à Dieu, c’est lui obéir et lui être fidèle dans ce qui nous coûte mais que l’on sait être juste. »

Donner en étant jeune mère

Aujourd’hui, Céline est maman d’une petite fille d’un an. Elle n’a plus beaucoup de temps pour se tenir dans la présence de Dieu « sans rien faire », pour lire la Bible ou pour s’engager dans son Eglise. « Mais je sais que je suis à ma place et que Dieu m’a confié cette petite fille, pour que je l’accompagne dans et vers la vie. » C’est sa « mission », dans cette saison de vie. « Je donne à Dieu tout ce que j’ai pour le servir au mieux auprès de ma fille et je veux le faire pour lui, avec lui et par sa grâce », conclut-t-elle. »

Dossier: Donner: Oui, mais comment?
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