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Un demi-siècle d’apprentissage

La chronique SpirituElle
Audrey Teinturier

Victor Hugo a dit que cinquante ans, c’est la jeunesse de la vieillesse. Quelque peu rassurant que cela puisse paraître, quand mon demi-siècle est arrivé, je me suis dit: «Déjà tout ça, alors que j’ai mis tellement de temps à remettre les pendules à l’heure dans ma vie, à être heureuse, à lâcher prise!

Tellement de temps à prendre conscience des mécanismes psychologiques en jeu quand je souffre ou que le comportement d’une personne m’affecte. C’est si complexe dans ma tête, Seigneur! Se construire, ça met du temps, et se reconstruire, encore plus!»

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Cinquante ans d’erreurs, de chutes, de remords… Une imperfection dont je ne peux me dévêtir. Alors je l’accepte, mais je persévère. Je ne me lasse pas d’imiter mon Dieu, mais ces cinquante ans m’ont appris l’humilité: celle d’accepter mes limites et sa grâce, celle de me remettre en question et de savoir demander pardon.

Ces cinquante années m’ont aussi appris à me réfugier en Dieu en tout temps. Et par-delà les épreuves, par-delà le visible, avoir pu constater sa fidélité sans faille. Ses ressources insoupçonnées, dont il m’a fait don, sans oublier les personnes mises sur mon chemin telles des clins d’œil divins. Oui, je peux dire sans équivoque que j’ai été jeune, j’ai vieilli, et Dieu ne m’a jamais abandonnée (Ps. 37,2).

La source de la paix

Alors que le mois de janvier s’éteint, j’ai encore le souvenir de décembre et de son agitation incessante, engendrée par la course aux cadeaux et aux événements festifs. Toutes ces activités m’épuisent et je commence…

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