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J’offre à des enfants un meilleur départ dans la vie

Comment une enfance marquée par la rupture a amené une chrétienne à ouvrir sa propre famille pour accueillir des enfants à long terme

Marisa Stalder a grandi à côté de ses frères et soeurs. Pas au milieu d’eux. Bébé, elle a été séparée d’eux car elle était malade et elle a vécu auprès de ses grands-parents, en Sicile. Lorsqu’elle est finalement revenue chez ses parents, quelques années plus tard, à Zurich, les liens ne se sont jamais vraiment noués. Un écho lointain à l’histoire de Cendrillon dans cette famille de pentecôtistes siciliens. À tout juste quarante ans aujourd’hui, Marisa a l’impression de réparer une enfance gâchée.

Un coeur pour l’accueil
Avec son mari Albéric, un agent immobilier au physique de déménageur, ils accueillent plusieurs enfants en long séjour comme quelque 260 autres familles dans le canton de Vaud (Suisse). Ils n’ont pas d’enfant biologique, mais forment déjà un petit clan de sept personnes. «Nous savions avant de nous marier que nous n’aurions pas d’enfants. Mais l’accueil était sur notre coeur. Plus encore, nous savions que c’était là notre ministère
», raconte Marisa. Le couple Stalder n’a jamais voulu tenter la procréation médicalement assistée. «Comme infirmière HMP, j’ai vu passer
trop de couples obnubilés par les démarches et qui se détruisaient à petit feu», commente Marisa.
–CREDIT–
J’ai connu l’abandon
Mais s’occuper d’enfants issus de foyers brisés et
sous tutelle pour la plupart d’entre eux n’est pas
de tout repos non plus. «Je ne suis pas une mère
comme d’autres. Ces enfants sont écorchés, ils
font parfois tout pour qu’on les rejette», explique
Marisa Stalder. «Mais bon, j’ai connu l’abandon
et je peux les comprendre. On a été conduits à
aimer ces enfants, à leur offrir un foyer équilibré
et un meilleur départ dans la vie.»

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Cinq enfants à la maison
L’arrivée de chacun de leurs cinq enfants ressemble
à un feuilleton. Le premier était bébé et
ne supportait plus l’institution. Marisa et Albéric
sont allés voir sur place: «Il nous a regardés droit
dans les yeux. Puis il s’est endormi dans mes bras.
Le signal était clair». La deuxième, arrivée presque
en même temps, est devenue leur fille car, fait
rarissime, sa mère avait signé un acte d’abandon,
souhaitant lui assurer un avenir plus stable que le
sien propre.
La quatrième était lourdement handicapée et le
Service de la Protection de la Jeunesse avait pu-
«Il nous a regardés
droit dans les yeux.
Puis il s’est endormi
dans mes bras. Le
signal était clair»
blié un avis de recherche pour famille d’accueil
dans le principal quotidien vaudois. Deux autres
couples en lice ont
jeté l’éponge
face à l’incertitude
totale quant
au développement
futur de la
petite. Les Stalder
avaient prié,
consulté leurs
enfants et donné
leur feu vert.
Or cette petite
avait une soeur
plus jeune encore
qu’ils ont également
recueillie.
Ce n’était pas
prévu comme
cela, mais l’aggravation
de la situation de la mère biologique a
accéléré les choses.

Un tournant
Pour Marisa, l’arrivée de leur cinquième a marqué
un tournant: «Nous avons dû changer notre vie professionnelle.
Je crois que nous n’avons pas réalisé
l’enjeu de notre vocation et que Dieu nous y voulait
à plein temps». Marisa Stalder s’est désormais
lancée dans des formations, notamment juridiques,
malgré les quatorze ans d’expérience qu’elle a
comme mère d’accueil. «Dieu nous appelle à passer
à un autre niveau.»

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