La retraite, un cadeau qui se déballe et se savoure
Cadeau privilège
J’attendais ce privilège avec impatience: besoin de souffler, d’effleurer de nouveaux horizons… Libre comme un oiseau en plein envol, j’allais enfin disposer de mon temps. Fini la montre-tyran, le stress et la peur d’être en retard dans un programme trop cadré et trop chargé. Me désintoxiquer de l’hyper-activisme, me permettre des tas de fantaisies et des sautes d’humeur avec l’horloge. Quel régime exquis!
Pourtant, le sevrage n’est pas si naturel, car passer de l’agenda noirci aux pages blanches nécessite une rééducation… Les premiers mois, j’ai travaillé à la maison du matin au soir. Peut-être par peur du vide ou pour dépasser un sentiment de culpabilité de rester à la maison alors que mes collègues professeurs s’activaient durement. Mais cette étape privilège, je la méritais, j’avais bien le droit de me reposer. D’ailleurs, ma santé s’en est trouvée améliorée. Cerise sur le gâteau, je pouvais voyager hors saison.
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