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Bien choisir son métier

© Istockphoto
Réfléchir au choix d’un métier, peu importe son âge, reste un défi pour la personne et la famille qui l’entoure. Quelques pistes pour s’y retrouver.
Nathalie Rochat

Nous rêvons toutes de trouver un métier qui a du sens. Mais lequel? Cette question mérite d’être posée avant de traverser des périodes difficiles au travail. En effet, le sens que mon métier ou mon emploi représente est précisément ce qui va me motiver à continuer.
Au-delà du timing, la question d’une activité professionnelle pose d’autres questions fondamentales.
Comment se conjugue-t-elle avec sa vie sociale, spirituelle et amoureuse? Selon le modèle de Schwartz, outil souvent utilisé pour trouver sa voie, l’étude des valeurs d’une personne permettra en outre d’observer si «elles traduisent plutôt une inclinaison vers soi ou vers les autres, de même qu’une préférence pour le changement, la conservation, le développement ou le dépassement de soi.»

Une prise en compte globale de la personne

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Shékina Rochat, docteure en psychologie du conseil et de l’orientation, explique dans son livre L’art du conseil en orientation. Une carte des interventions (éd. Lucnia) que «le choix professionnel et la gamme des possibilités vont se réduire au fur et à mesure que la personne les confronte à ses intérêts, ses traits de personnalité, ses aptitudes et ses valeurs». La motivation accompagnée d’un but clair et d’un sentiment de compétence face à l’objectif fixé sont des éléments essentiels dans une décision.

Pour ce faire, il convient «de se connaître suffisamment et de s’informer sur l’environnement professionnel dans lequel on envisage d’aller. Cela implique aussi d’être conscient de ses forces de caractère comme faire preuve de créativité, de curiosité, d’ouverture au changement, d’intelligence sociale, etc.», toujours selon Shékina Rochat. Pour y voir plus clair, il peut être utile de consulter l’avis de collègues, d’amis, d’aller à la rencontre des professionnels et d’entreprendre des stages. Toutefois, la confusion entre ses aspirations et ses sentiments n’est pas rare. C’est pourquoi un psychologue de l’orientation professionnelle peut aider à démêler cet état.

Des compétences multiples selon les différentes intelligences

Prendre une décision de formation sur la base de ses aptitudes est essentiel pour la confiance en soi. Derrière chacune de ses compétences se cachent des intérêts et des qualités. Les personnes disposant d’une intelligence logico-mathématique auront certainement une appétence pour les filières scientifiques. Tandis que les personnes qui ont des facilités linguistiques vont s’intéresser à des métiers ou des filières académiques où ces dons pourront être valorisés. Rares sont ceux qui se spécialisent dans les métiers qui sont diamétralement opposés à leurs intérêts (lire ci-dessous).

Se défaire des influences et des idées préconçues

L’auteure indique encore que «durant le processus d’exploration, la présence d’affirmations commençant par “ il faut ” ou ” je dois “ sont des injonctions démontrant des contraintes» extérieures sur la liberté de choix. Elles peuvent venir d’une loyauté envers sa famille ou d’une attente irréaliste des proches. Deux experts, Fredrik Lopez et Scott Andrew, soutiennent que dans notre société occidentalisée «un choix implique un phénomène d’individualisation au travers duquel l’individu apprend à identifier et à affirmer ses caractéristiques, ses préférences ainsi qu’à les distinguer de celles de ses proches.»
Il convient également de questionner les stéréotypes relatifs aux métiers. Shékina Rochat cite «ceux liés au genre comme le degré de masculinité ou féminité d’une profession, mais également ceux liés à leur degré de prestige». Certaines croyances véhiculées bloqueraient la personne dans son choix.

Lorsque la peur surgit

Choisir un métier, une réorientation professionnelle revêt des enjeux multiples. Pas étonnant que ce carrefour entraîne des pics d’inquiétudes. Shékina Rochat observe que «l’anxiété suscitée spécifiquement par la situation de choix professionnel peut généralement être assimilée à une crainte de faire le mauvais choix». Passer à côté de ce qui est «bon pour soi, et devoir en assumer les conséquences». Elle nous invite à repenser à des moments de la vie où des opportunités se sont offertes à nous à la suite de pertes ou d’échecs. Une bonne façon de prendre courage et confiance pour l’avenir.

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Selon Howard Gardner, psychologue du développement, il existerait 9 types d’intelligence:

  • linguistique
  • logico-mathématique
  • spatiale
  • intrapersonnelle
  • interpersonnelle
  • corporelle kinesthésique
  • musicale
  • naturaliste
  • spirituelle

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