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La créatrice de Sautecroche a un coeur pour les démunis

Vous n'arrivez pas à chasser telle chanson enfantine de votre tête? Il est fort possible qu'il s'agisse d'un chant de Sautecroche! SpirituElles a rencontré sa créatrice, Marie Henchoz.
Geneviève Radloff

Marie Henchoz, que pouvez-vous dire sur votre enfance?
Je suis née dans une famille paysanne. J’ai appris très jeune ce que veut dire travailler, soit en m’occupant de mes frères, soit dans les champs. Mais cela m’a donné des bases que je ne regrette pas. J’étais entourée d’une famille aimante. Les grands-parents et les cousins habitaient à proximité. Le dimanche, nous assistions ensemble au culte et à Noël, il y avait la grande fête à l’église du village avec son orgue.

Comment avez-vous découvert vos dons musicaux?
Enfant, je montais déjà des spectacles avec les enfants du quartier. On faisait de tout, même du cirque. J’ai appris à jouer du piano sur l’instrument de ma grand-mère qui, elle, aurait aimé être artiste. Au collège, un de mes professeurs a remarqué que j’avais du talent et il a insisté pour que je poursuive une carrière dans le domaine de la musique.

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Comment est-ce que Sautecroche a démarré?
J’ai commencé à écrire quelques chansons que j’ai fait enregistrer par des enfants de mon entourage. Par la suite, j’ai envoyé la cassette à un éditeur qui l’a acceptée sur-le-champ.

Où trouvez-votre inspiration?
Beaucoup de mes chansons sont inspirées de souvenirs d’enfance, comme une fête d’anniversaire ou un après-midi chez ma grand-mère. La vache en hélicoptère, c’est une histoire vraie et vécue. Je mettais en chanson tous les événements importants de notre famille: un accident de voiture, un mariage, etc.

Parlez-nous de vos activités avec les enfants
Pendant des années, j’ai travaillé dans les écoles comme maîtresse de petites classes puis comme maîtresse de rythmique dans les petites classes. Depuis ma retraite, il y a deux ans, je suis bénévole aux Familles du Quart-Monde, les «pauvres de chez nous». C’est avec ces enfants-là que j’ai produit un clip musical, Ensemble, c’est tout. Une très belle expérience. Les parents étaient émerveillés de voir comment leurs enfants pouvaient chanter quand on leur en offrait la possibilité!

Qu’est-ce qui vous fait courir, dans la vie?
Je trouve la musique très importante. Elle ouvre tant de portes! J’apprécie aussi les contacts humains, les échanges entre différents milieux et différentes générations. Je travaille depuis vingt ans dans le monde du handicap. Pour moi c’est très important de revaloriser le droit à la différence. Je m’y plais tellement que c’est presque ma deuxième famille!

Vous sponsorisez beaucoup de projets
Oui, j’ai très à cœur l’avenir de notre planète. Je me suis jointe à un projet pédagogique pour le WWF Suisse. Arctos, prince des glaces explique aux enfants le réchauffement climatique à travers une famille d’ours polaires. Mon dernier CD, Minicroche protège la planète, est composé de chants portant uniquement sur ce thème. Je peux aussi citer un projet mandaté par les Flambeaux de l’Evangile de France et de Suisse, qui m’ont demandé de composer un chant sur le thème le «cercle du feu», leur nouveau canevas d’étude.

Je crois savoir que vos projets ne se limitent pas à l’Europe
C’est exact. J’ai eu l’occasion de voyager au Vietnam pour apporter des moments de danse et de musique dans un foyer pour jeunes, qui accueille des enfants défavorisés et des handicapés. Un autre projet m’a emmenée jusqu’en Inde. Là j’ai pu passer un mois dans un orphelinat pour faire de la musique et de la rythmique avec les enfants. C’était une expérience merveilleuse.

En vingt ans, vous avez écrit beaucoup de chansons. Quelles sont vos préférées?
Noël d’autrefois, Grand-maman gâteau, La maîtresse va s’en aller, Les différences. Elles ont un point commun: elles sont toutes autobiographique

Quel est votre verset biblique préféré?
«Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre: je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi» (Ps. 32,8). On me l’a offert un jour sur un petit papier et il ne me quitte plus. En plus, il est vrai.

Y a-t-il une scène biblique à laquelle vous auriez aimé assister?
Sans hésiter: la parabole du fils prodigue. Je trouve tellement beau l’attitude de ce père qui passe par-dessus toutes les frasques de son fils et l’accueille sans jugement. Ça me parle!

Propos recueillis par Geneviève Radloff

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