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Mon potentiel ou mon caractère: à quoi Dieu s’intéresse-t-il d’abord?

© iStockphoto
Nous voir être efficaces et performantes, est-ce vraiment la priorité de Dieu? Et s’il souhaitait d’abord transformer notre caractère? Décryptage.
Nadia Léchot

La Bible accorde à l’être intérieur une valeur primordiale. C’est ce qui influence la vie d’une personne, ses choix, ses actes. «Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie», peut-on lire dans Prov. 4, 23. C’est ce qu’explique Barbara Hugues, auteure du livre Femme de Dieu, exerce-toi à la piété (éd. BLF Europe). Pour elle, «les données qui entrent en nous déterminent ce qui en sortira». Elle ajoute: «Notre programmation conditionne notre production.» Et d’encourager à veiller sur ce qu’on laisse entrer en nous, sur ce qui nourrit nos pensées. Le développement de notre être intérieur et, conjointement, de notre caractère est donc essentiel pour notre vie et impacte nos actes. Alors, comment Dieu transforme-t-il notre caractère?

Les facteurs de transformation
Les changements se réalisent au travers de la «contemplation profonde et l’immersion continuelle dans la Parole de Dieu», explique Barbara Hugues. La lecture de la Bible, c’est le premier moyen utilisé par Dieu. «Lors de ma lecture, le Saint-Esprit souligne de façon particulière les textes qui montrent que je dois m’humilier ou demander pardon», témoigne Claire, 64 ans. Par sa Parole et l’œuvre du Saint-Esprit, Dieu influence profondément notre être intérieur. «Si vous êtes remplie de la Parole, Dieu façonnera et dirigera votre vie: vos relations familiales, l’éducation de vos enfants, votre carrière, vos décisions d’ordre éthique, votre vie morale», relève Barbara Hugues.

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Ensuite, Dieu utilise les circonstances, les expériences et les saisons de notre vie pour transformer notre caractère. Selon Claire, «les plus malheureuses sont souvent les plus formatrices». Et selon Barbara Hugues, la persévérance est produite par la souffrance et forge le caractère, «afin que vous soyez parfaits et accomplis, et qu’il ne vous manque rien», selon Jac. 1, 4. La souffrance est donc un outil que Dieu utilise pour nous sanctifier. «Elle produit la maturité dans nos vies», fait-elle remarquer.

Finalement, pour nous transformer, Dieu va encore utiliser les personnes qui nous entourent dans l’Eglise, la famille, au travail, etc. Selon Séverine, 37 ans, les relations sont comme «un miroir qui nous oblige à changer».

Pourquoi nous transformer?
Dieu nous transforme donc de bien des manières. «On est le chef-d’oeuvre de Dieu qu’il façonne à son image», synthétise Barbara Hugues. Séverine explique que Dieu est comme «un jardinier qui utilise tous les moyens possibles pour faire pousser son arbuste: une bonne terre, de l’engrais, une bonne exposition, des soins particuliers, une surveillance accrue». Mais pas seulement, ajoute-t-elle. Le désir de Dieu est que cette plante devienne forte, tienne bon face aux parasites et aux vents de la vie. Et qu’elle soit belle «pour que les autres voient combien son jardinier est particulièrement bon et aimant». Dieu se préoccupe donc également de notre potentiel?

Selon Barbara Hugues, «Dieu nous transforme en vue des bonnes œuvres qu’il a prévues pour nous». Le potentiel que Dieu veut nous donner découle donc de notre caractère qu’il aura au préalable transformé. Pour accomplir ces œuvres, il nous donne le Saint-Esprit et il nous équipe. «Il développe nos dons à son service», assure Séverine. Pour Claire, «le caractère et le potentiel sont les deux yeux, les deux oreilles, les deux bras ou pieds de notre vie chrétienne. L’un ne va pas sans l’autre. Ils sont semblables mais différents, on a besoin des deux pour vraiment vivre.» Cela rappelle l’épitre de Jacques: la foi est suffisante mais sans les œuvres, elle est morte, car les œuvres témoignent de la réalité de la foi.

La puissance de Dieu à l’œuvre
S’il nous équipe, Dieu développe également notre potentiel au travers de notre faiblesse: un principe biblique qui diffère pourtant complètement de notre conception humaine. C’est ce que relève Séverine: «Le potentiel selon Dieu, c’est être faible dans ses mains pour le laisser être fort et puissant à travers qui nous sommes.» Lorsque l’on reconnait notre faiblesse et notre besoin de Dieu, il vient lui-même manifester sa puissance et agir au travers de nous, un potentiel bien plus grand que celui que nous pourrions nous-mêmes produire.

Séverine décrit le potentiel comme une balance avec deux plateaux: «Notre incapacité et notre besoin de lui d’un côté et les dons qu’il nous a donnés de l’autre. D’un côté nous apprenons l’humilité et que nous ne sommes rien sans lui, de l’autre côté, nous prenons conscience de notre valeur, des dons et de l’identité que nous avons en lui.» La balance doit rester équilibrée pour ne tomber ni dans l’orgueil, ni dans le sentiment d’infériorité ou de manque de valeur.

Dieu désire donc développer notre potentiel, mais il développera notre caractère avant tout. Car, pour Barbara Hugues, de notre être intérieur découle notre potentiel, un «chef-d’oeuvre» voulu par Dieu.

Par Nadia Léchot

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